Mais pourquoi faut il toujours un papier que l'on a pas?
Par Yann le jeudi 17 mai 2007, 16:44 - Boutique - Lien permanent
Maintenant que je suis habillé et rasé, je vous emmène de nouveau dans ce
monde plein de découvertes, celui des banques.
Vendredi, j'ai reçu un mail d'une banque (celle pour les agriculteurs et dont
les petites entreprises ne connaissent pas la crise) qui me disait que lors de
la commission mon projet avait reçu un avis favorable ce qui signifie, à
priori, qu'ils acceptaient mon projet et le principe de l'emprunt.
J'étais assez content, encore un peu inquiet,
parce que dans le mail il était précisé "avis favorable sous
certaines réserves", lesquelles. Faut il que je refasse pour
la xxxx fois le prévisionnel ? Faut il que je change d'activité, de produits,
d'emplacement faut il que je trouve de nouveaux apports, de nouveaux fonds
propres....
On se rappelait pour avoir un rendez vous cette semaine. Donc mercredi (Hier)
je suis allé voir ma conseillère (entre parenthèse que je trouve assez
compétente, mais je ne suis pas banquier et peut être me fais-je complètement
avoir en disant merci, mais ça je le saurai plus tard)
On a de nouveau tout épluché, et elle m'a expliqué comment maintenant cela
allait se passer. Et là encore ce n'est pas comme je l'imaginais.
Ce n'est pas comme un emprunt perso, il faut tout justifier, la banque ne
finance que sur certains postes, demande évidemment des garanties, et l'argent
n'est débloqué que sur facture et sur le montant HT. Alors je n'arrive pas
encore à comprendre comment on fait et pourquoi ça se passe comme ça. J'ai
l'impression que l'on à l'argent sur un compte mais qu'il n'est débloqué que
sur factures.
De plus il faut des devis pour tout les investissements, je peux le comprendre,
mais par exemple: dans la boutique je n'ai pas envie d'avoir un aménagement
type style "magasin" style "retif".
je vais donc faire faire des meubles originaux qui serviront aussi à l'artisan
créateur de disposer d'un show room, j'achèterai aussi des aménagements
(comptoir par exemple) que je trouverai par hasard sur des puces, chez des
brocanteurs, dans des vides greniers, et donc par définition je n'aurai pas de
devis.
Pour les travaux de la cave, j'ai un devis de base, qui diminuera puisque je
fais une partie des travaux moi même. Pour les commandes chez les fournisseurs
il faut que j leurs fasse une commande pour qu'il m'envoie une facture pro
forma, que je paierai plus tard. De tout e façon je n'ai pas encore de moyen de
paiement. L'art de perdre du temps.
Pour les apports en fonds propres, un truc "rigolo", il faut que je justifie de
mes apports mais pour une partie, j'ai demandé le capital Assedic. Je peux le
calculer puisqu'il y a une règle définie, mais l'assedic n'accepte pas de me
faire un papier du montant tant que je ne suis pas réellement inscrit et tant
que je n'ai pas la réponse ACCRE.
Hier au téléphone, Emmanuel Antoine, le directeur de l'organisme de formation
quatre mats développement (voir lien permanent) me faisait remarquer que
c'était un peu comme d'aller chercher une clef derrière une porte fermée pour
ouvrir celle ci. Je trouve que l'image correspond bien aux labyrinthes dans
lesquels se trouve le créateur d'entreprise indépendant et non fortuné (sinon
c'est un ou des conseillers en tout genres qui font tout pour le
créateur)
Demain je retourne voir la banque pour déposer le capital social, obtenir
LE(enfin un des sacro saints) papier de blocage du capital
social qui va me permettre de déposer mes statuts aux impôts et de me faire
immatriculer, et donc d'obtenir le KBIS qui me permettra d'ouvrir un compte
pro.....
Vous connaissez l'OUROBOROS Le serpent qui se mord la queue
