Brassens

Je suis anarchiste au point de toujours traverser dans les clous afin de n'avoir pas à discuter avec la maréchaussée.

Evident mais pas facile de choisir une ou deux chansons, il y en a tellement et tellement peu à éliminer.
pour l'instant en voici une seule

Elle est, peut être, un peu moins connue, mais splendide. Vous pouvez l'écouter en cliquant sur annexe en bas du billet.

"les quatre bacheliers" est une métaphore du rôle de père dont j'aimerai être capable.

Nous étions quatre bacheliers

Sans vergogne,

La vraie crème des écoliers,

Des écoliers.

Pour offrir aux filles des fleurs,

Sans vergogne,

Nous nous fîmes un peu voleurs,

Un peu voleurs.

Les sycophantes du pays,

Sans vergogne,

Aux gendarmes nous ont trahis,

Nous ont trahis.

Et l'on vit quatre bacheliers

Sans vergogne,

Qu'on emmène, les mains liées,

Les mains liées.

On fit venir à la prison,

Sans vergogne,

Les parents des mauvais garçons,

Mauvais garçons.

Les trois premiers pères, les trois,

Sans vergogne,

En perdirent tout leur sang-froid,

Tout leur sang-froid.

Comme un seul ils ont déclaré,

Sans vergogne,

Qu'on les avait déshonorée,

Déshonorés.

Comme un seul ont dit " C'est fini,

Sans vergogne,

Fils indigne, je te renie,

Je te renie. "

Le quatrième des parents,

Sans vergogne,

C'était le plus gros, le plus grand,

Le plus grand.

Quand il vint chercher son voleur

Sans vergogne,

On s'attendait à un malheur,

A un malheur.

Mais il n'a pas déclaré, non,

Sans vergogne,

Que l'on avait sali son nom,

Sali son nom.

Dans le silence on l'entendit,

Sans vergogne,

Qui lui disait : " Bonjour, petit,

Bonjour petit. "

On le vit, on le croirait pas,

Sans vergogne,

Lui tendre sa blague à tabac,

Blague à tabac.

Je ne sais pas s'il eut raison,

Sans vergogne,

D'agir d'une telle façon,

Telle façon.

Mais je sais qu'un enfant perdu,

Sans vergogne,

A de la corde de pendu,

De pendu,

A de la chance quand il a,

Sans vergogne,

Un père de ce tonneau-là,

Ce tonneau-là.

Et si les chrétiens du pays,

Sans vergogne,

Jugent que cet homme a failli,

Homme a failli.

Ça laisse à penser que, pour eux,

Sans vergogne,

L'Evangile, c'est de l'hébreu,

C'est de l'hébreu.

http://www.sete.fr/brassens

En fait je suis en train d'écouter Brassens et j'en rajoute une "philistins"

Philistins, épiciers

Tandis que vous caressiez

Vos femmes

En songeant aux petits

Que vos grossiers appétits

Engendrent

Vous pensiez : " Ils seront

Menton rasé, ventre rond

Notaires "

Mais pour bien vous punir

Un jour vous voyez venir

Sur terre

Des enfants non voulus

Qui deviennent chevelus

Poètes...