des bouts du monde

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samedi 12 mars 2011

Démocratisons l'alimentation, alimentons la démocratie !





Cette année douze organisations soucieuses d’équité dans l'économie se mobilisent pour la quatrième édition « Printemps pour une économie équitable ». Venant des quatre coins de la France, ils partagent une vision alternative commune de ce que pourrait être une économie équitable.

Le Collectif est composé de : Minga, Nature & Progrès, La Confédération Paysanne, La FADEAR, Voir&Agir, Coopaname, Les amis de la Confédération Paysanne, Action Consommation, Frères des Hommes, Slow Food, Garrigue, L'association régionale des CIGALES d'Ile-de-France



Voir Ici

vendredi 25 février 2011

Nouvelle étape...

Après avoir quitté microsoft office pour passer à openoffice

Après avoir quitté microsoft pour les messages et internet pour passer à thunderbird et firefox

après avoir quitté de plus en plus de logiciels prioritaires et payants pour des solutions opensource

ça y'est je suis enfin passé sous Linux avec UBUNTU comme distribution (version 10.04, parce que pour la 10.10 j'ai pas réussi!!!)

j'avoue que ça a été galère, le slogan "simple comme Ubuntu" c'est pas gagné, mais a y'est!

Il me reste à le découvrir!

mercredi 16 février 2011

Connaissez vous l'obsolescence programmée

A voir Ici



Encore une bien belle saloperie, pensée pour le "bien de tous"!!!!!!!!!!!!

Des fois le monde m'énerve!

Dans les pays occidentaux, on peste contre des produits bas de gamme qu'il faut remplacer sans arrêt. Tandis qu'au Ghana, on s'exaspère de ces déchets informatiques qui arrivent par conteneurs. Ce modèle de croissance aberrant qui pousse à produire et à jeter toujours plus ne date pas d'hier. Dès les années 1920, un concept redoutable a été mis au point : l'obsolescence programmée. "Un produit qui ne s'use pas est une tragédie pour les affaires", lisait-on en 1928 dans une revue spécialisée. Peu à peu, on contraint les ingénieurs à créer des produits qui s'usent plus vite pour accroître la demande des consommateurs.

dimanche 6 février 2011

L'année 2011 commence bien

  • Évidemment la boutique est fermée...
  • évidemment le monde ne va pas bien...
  • évidemment il n'y à toujours pas eu de révolution écologique, libertaire, humaniste et laÏque dans le monde...
  • évidemment les inégalités sont toujours aussi flagrantes, ici ou ailleurs...

D'accord!

Mais pour moi..., personnellement, égoïstement, après un séjour d'hiver en Inde pour un mariage hindou et la visite de l'état de Goa, j'ai trouvé un travail.

Directeur de la maison des potes de Narbonne, association d'éducation populaire (essayant) d'œuvrer vers un mieux vivre ensemble... Vers le site.

Et puis un "vrai travail" avec un "vrai" salaire, des vacances (les prochaines d'été sont déjà prévues, Bornéo pour les petits curieux), ça va me changer.

mardi 5 octobre 2010

Ca y est!

J'ai déposé hier au greffe du tribunal tout les papiers de la dissolution de l'entreprise...

Des bouts du monde est dissolu, prochaine étape, la clôture de la liquidation...

Après avoir été créateur et gérant ma nouvelle casquette est celle de LIQUIDATEUR...

...et de chômeur!!!

samedi 24 juillet 2010

Demande de votre participation à un brainstorming collectif



Bonjour,

Je vous sollicite pour une réflexion collective, merci de diffuser auprès de vos connaissances et n'hésiter pas à me dire ce que vous en pensez.

Étant donné que je n'ai pas réussi à vivre d'un commerce différent,

j'ai pensé à un autre type de commercialisation de produits éthiques et écologiques(alimentation sèche, compléments alimentaires, produits d'entretiens, papèterie et solutions écologiques pour le bureau, jeux, produits pour le corps, produits de la vie quotidienne...

J'ai donc eu une idée que je voudrais partager avec vous et écouter vos avis et critiques (constructives).

Vous savez que je reste fortement opposé à l'équitable (et le bio)en grande surface qui est, j'en suis de plus en plus certain, responsable de la fermeture des boutiques indépendantes (celle de Montpellier est aussi en vente).

Alors j'ai eu l'idée de zapper ces commerces.

Étant donné qu'ils sont responsables d'une concurrence déloyale sur les prix et qu'ils tuent le marché, autant les attaquer sur leurs propres terrains.

J'en viens à l'idée:

Créer une association groupement de consommateurs d'achat écologiques et équitables.

Elle fonctionnerait sur le principe de la commande et sur la mise en place d'un compte pre payé (permettant de faire le stock des produits de base et d'arriver au minimum de commande; l'adhésion et la marge minimum (autour de 20%)permettant de faire face aux charges fixes(et pourquoi pas un permanent associatif, moi!).

Il pourrait y avoir des adhérents individuels et des adhérents collectifs (entreprises, associations, collectivités locales, professions libérales...)

Le fonctionnement associatif permettant de faire une communication de bouches à oreilles plus important, de faire du "prosélytisme", de demander des aides indirectes (local, contrat aidé) des collectivités locales.

L'argument principal d'achat et d'adhésion étant, en plus de l'engagement vers une vision plus globale de la consommation respectueuse de l'homme et de l'environnement, la possibilité de consommer des produits de très grandes qualités à des prix concurrençant les grandes surfaces et les parapharmacies.

Connaissez vous déjà un fonctionnement similaire?

Qu'en pensez vous?

Yann


Pour un exemple de ce qui existe déjà (merci à Patrick): "Coopérative Bio Libre Partage" ils ont créé en 2002 une première association classique, puis ont évolué en 2004 en association assujettie aux impôts commerciaux et à la TVA et enfin sont passés au statut de SCOP, qui leur a semblé plus approprié pour l’activité d’achat et de revente et plus intéressant pour les salariés qui participent activement à la gestion de la structure. Ils ont plus de 300 familles adhérentes. Vers la coopérative


jeudi 17 juin 2010

Quelques réponses



Guillaume d'Ekitinfo m'a encore une fois interviewé sur la boutique, voici mes réponses:

Yann, peux-tu te présenter en quelques mots ?

J'ai 46 ans, dont au moins 35 de passion pour l'environnement, ce qui m'a amené à faire des études agricoles puis de me spécialiser dans l'éducation à l'environnement, métier que j'ai pratiqué presque 20 ans. Un « détour » dans de cinq ans comme libraire m'a fait découvrir le commerce que j'aime pour son coté « trait d'union » entre des créateurs et des utilisateurs.

Étant consom'acteur de produits écologiques et équitables j'ai décidé d'être encore plus acteur d'une autre consommation, j'ai donc suivi une formation de quatre mois globale sur le commerce et sur la notion d'équité dans le commerce avec l'organisme « quatre mats développement »

Quand est-ce que ta boutique va fermer ?

Je pense essayer de « tenir » l'été qui normalement est une saison plutôt bénéfique et de mettre en place la liquidation en septembre. Ce qui devrait me permettre d'éliminer une partie de mon stock et engranger du CA pour pouvoir payer mes créanciers.

Qu’est-ce qui t’as poussé à prendre cette décision ?

Depuis trois ans d'ouverture je ne me rémunère pas du tout, déjà cette situation est difficile à vivre, mais l'année dernière difficile a supprimer ma trésorerie, et ce premier semestre étant encore plus difficile et n'ayant plus de trésorerie ce sont les créances qui s'accumulent

. Il faut savoir être réaliste et se rendre compte que mon activité n'a aucun avenir dans cet emplacement.

J'avais un projet de déménagement vers un emplacement plus porteur, mais la moralité variable du nouveau propriétaire m'a fait abandonner cette seule solution envisageable pour l'avenir de la boutique.

Quels sont les principaux facteurs de cet échec ?

  • Un emplacement médiocre
  • Les charges trop importantes (loyer, RSI, TVA, Expert comptable...) et des marges trop faibles (mais justes) pour y faire face.

Un manque de communication (pub) bien trop chère pour pouvoir imaginer une campagne efficace (et respectueuse de mes principes qui seraient plutot proche des casseurs de pub)

  • Un mode de consommation qui favorise les GMS périphériques au détriments des centres villes.

  • et pour ceux qui viennent encore au centre ville, un manque de curiosité des chalands qui restent sur les axes très passants et ne font pas l'effort des 25 mètres séparant un emplacement fréquenté de ma boutique.


  • Étrangement, la « démocratisation » du commerce équitable et des produits issus de l'agriculture biologique, a été une sérieuse cause à mon « échec » (même si j'aime pas parler d’échec). En effet la présence de ces produits (qui étaient jadis uniquement dans les boutiques militantes des centres villes) se retrouve dans tous les hypers, supers marchés et même chez les hard discouter.


Ce ne sont évidemment pas les mêmes produits, les mêmes filières, la même volonté de proposer d'autres relations commerciales locales et internationales...MAIS c'est moins cher! J'ai trouvé des chocolats vendus moins chers en GMS que mon prix d'achat, j'ai trouvé des compléments alimentaires bio vendu en parapharmacie de grande surface avec une marge multiplicative de 0,1...

Dans ma ville une boutique biologique existante depuis au moins vingt ans vient de déposer le bilan, une autre à déménagée en périphérie et la mienne va fermer, et pourtant il s'agit d'un secteur très en vue, C'est vraiment un paradoxe qui doit faire réfléchir.

Comment réagissent les clients ?

Les « vrais » sont déçus pour moi, pour les fournisseurs et pour leur intérêt à participer à une autre consommation. Certains m'ont même proposé de devenir associés pour pouvoir changer d’endroit et perdurer.

Et puis certains sont des rapaces (pauvres oiseaux) qui alors qu'ils ne sont jamais venu à la boutique veulent le maximum de remise. J'avoue de n'être pas toujours très diplomate avec eux.

Est-ce que le marché du commerce équitable a évolué depuis la création de ta boutique ? Est-il en difficulté aujourd’hui ?

J'y ai un peu répondu plus haut, mais pour préciser je crois vraiment que les marques leaders présent en GMS se trompent d'avoir fait ce choix, maintenant qu'elles ont (les GMS) réussis à supprimer les boutiques indépendantes, la prochaine étape sera la généralisation des marques distributeurs « équitables » et la suppression de ces marques leaders.

Et puis dans leur « meilleur des monde » ça ne m'étonnerai pas qu'ils ai des projets de boutiques spécialisée dans l'équitable et le bio.

Quels sont tes projets futurs ?

? ? ? ???

Plus sérieusement, il est possible (mais loin d'être certain) que je continue avec certains produits sur les marchés, ce qui me supprimerai toutes les charges. Je vais cet été essayer plusieurs marchés pour voir comment sont accueillis les produits bio et équitables.

J'aimerai continuer dans ces domaines (équité, agriculture bio, écologie, connaissance de l'autre, art, artisanat...) qui me passionne et que je connais bien, mais encore une fois il n'y a pas de boulot dans ces domaines, ou plutôt pas de boulot rémunéré, c'est là qu'est le problème.

Ou alors je pars vivre en ascèse en Inde!

Souhaites-tu ajouter quelque chose ?

Merci à vous et tout les fournisseurs, militants, réseaux, associations, individus qui par leurs actes participent à l'embellissement du monde et font au lieu de dire.

jeudi 27 mai 2010

Triste nouvelle...

Pour ce 200eme billet de mon blog, c'est une bien triste nouvelle que je vous annonce.

Trois ans après l'ouverture de la "plus belle boutique du monde" une page va se tourner.

J'ai essayé de vivre d'un commerce différent, un commerce ayant une démarche globale, écologique et équitable, respectueux de l'homme et de l'environnement, ici aucun des produits n'est responsable de la destruction de l'environnement ni ne participe à un quelconque esclavage des travailleurs, des artisans.

Un commerce qui ne transformait pas la foret amazonienne en hamburger, les forets d'Indonésie en barre chocolatée, qui ne participait pas à la lente et inexorable montée de la sur-puissance de Mosanto et de ses OGM, qui n'exploitait pas des enfants, des ouvrièr(e)s, des prisonniers, qui n'obligeait pas aux suicides de masse des producteurs de coton indien...

Un commerce véritablement équitable, sauf pour moi et pour ma famille, c'était un acte militant qui nous à couté et va encore nous encore nous couter beaucoup d'argent, trois ans de non salaire pour arriver à ne plus pouvoir payer son loyer, ses factures.

Je suis triste, triste d'avoir raté cette expérience, triste que les Narbonnais, même ceux qui en théorie sont dans cette idée de respect de l'homme et de l'environnement, n'ont pas répondu présents.

Triste pour mes clients qui aimaient ma boutique, triste pour tout mes fournisseurs, d'ici ou d'ailleurs, partageant la même vision d'un monde plus juste et plus beau, qui voient encore une boutique vendant leurs produits auquel ils croient, disparaitre. Triste pour les paysans qui cultivaient le café, le chocolat, la maca..., les personnes qui fabriquaient les produits, Moussa et ses compatriotes nigériens qui perdent un lieu de vente de leurs bijoux, triste d'abandonner Henri et Kaya qui proposait du superbe artisanat Burkinabé...

Triste de ne plus pouvoirs proposer à Narbonne des sculptures inuites ou locales, des couteaux lapons...

Triste d'avoir donné des espoirs à mes associés, à mon épouse, ma famille et de les avoirs déçus.

Il fallait que je change de lieu, être mieux placé pour espérer continuer l'expérience. Un commerçant ami en liquidation judiciaire me proposait gratuitement de reprendre son bail dans une rue piétonne et passante, c'était une chance mais c'était sans compter sur la cupidité et la malhonnêteté du propriétaire, qui après m'avoir donné son accord se renie pour demander 10 000 euros et en profiter pour augmenter le loyer de plus de 200 euros.


C'était mon dernier espoir, il n'est plus, je baisse les bras.

Je vais fermer, c'est inéluctable, je cherche à vendre mon droit de bail et au vue de la situation actuelle des commerces de centres villes, ça serait un miracle si j'y parvenais, mais je ne crois plus aux miracles depuis longtemps.

Malheureusement même en arrêtant, la banque, l'État, le RSI, mon propriétaire ne vont pas m'oublier...

Si vous connaissez quelqu'un intéressé, si vous avez un boulot à me proposer à partir de septembre ou octobre (je vais essayer de faire la saison avant la liquidation) contactez moi à desboutsdumonde@orange.fr Yann

mercredi 19 mai 2010

Les commerces indépendants de centre ville vont mals...



Des exemples?

Un commerçant vient de tout perdre professionnellement et qui est, en plus, viré de son logement.

En tant que caution solidaire, ses pertes professionnelles se transforment en pertes personnelles, il a fait un dossier de sur-endettement, on lui à répondu que les dossiers de sur-endettement ne prenaient pas en compte les pertes professionnelles...

UBU es tu là?

Vive l'administration.

Un autre commerçant qui à plus de 50 ans ne peut plus se loger et doit squatter...

J'ai fait une demande de 5000 euros à ma banque pour éponger un manque de trésorerie et financer un projet (avec plan de financement sans risque).

J'ai eu l'impression de demander 5 000 000 euros, il aurait fallu en plus de moi que mes deux associés se portent garants sur leurs biens personnels et même sur leurs patrimoines...

Rappelez moi combien l'État a prêté aux banques?

jeudi 6 mai 2010

Pourquoi les mots sont importants , Retour sur dix années d’analyse des discours

Après l'écoute passionnante aujourd'hui de l'émission de Mermet, je met le lien vers un site du collectif qui réfléchi sur les mots employés par les médias, les inconscients collectifs, les idées préconçues...

Entretien avec Sylvie Tissot et Pierre Tévanian du collectif "Les mots sont importants"



Les mots que nous utilisons, que nous choisissons, ont un sens propre, leur association a une signification, et "vivre dans l’omission de cette évidence laisse la voie libre aux plus lourds stéréotypes, amalgames, sophismes et présupposés clôturant la pensée et la création mieux que ne le ferait la plus efficace des censures."

Un exemple ? Prenons celui-ci :

Première version d'une information, entendue il y a quelques jours :

"Un jeune, qui avait sur lui un opinel et une boulette de haschich, s'est enfui devant la police"

Deuxième version :

"Le suspect, dissimulant une arme blanche et possédant de la drogue, a pris la fuite devant la police"


Parlant, non ?

Des sondages faussement neutres et vraiment orientés, des éditoriaux agressifs et donneurs de leçon, des bavures médiatiques, des indignations publiques à géométrie variable (suivant que vous serez puissant ou misérable, blanc ou noir, catho-laïque ou musulman), des inventions lexicales faussement bienveillantes (comme la mixité ou la diversité) ou franchement malveillantes (comme le communautarisme et la repentance), des évolutions idéologiques inquiétantes (la lepénisation, le sarkozysme, l’islamophobie et ses déclinaisons faussement « laïques-et-féministes »), et enfin la radicalisation et la « décomplexion » du racisme, du sexisme et du mépris de classe : tels sont les principaux sujets qu’aborde le recueil de Sylvie Tissot et Pierre Tevanian, Les mots sont importants - 2000/2010, qui vient de paraître aux Editions Libertalia et qui résume en trente textes dix années de critique sociale.


Site du collectif "les mots sont importants"

Vous pouvez réécouter sur Le site non officiel de la bas si j'y suis

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